Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/05/2005

Pourquoi je vote oui à la Constitution Européenne

Les raisons sont nombreuses évidemment. Etre 25 n'est pas comme être 12, les institutions doivent s'adapter à un tel changement. Le principe d'une Constitution est de régir les grandes lignes du fonctionnement d'une organisation et ses grands principes. A titre d'exemple, la Constitution de la Veme République a permis aussi bien à des politiques de gauche comme de droite de s'appliquer les débats sur la nature libérale ou sociale de la Constitution Européenne me semblent donc en partie déplacés. La comparaison avec la Constitution de la Veme a évidemment ses limites, celle de l'Europe va plus loin, je regrette d'ailleurs que le texte soit aussi long, surtout lorsque l'on voit justement la concision, clarté et précision de celle de la Veme. Toujours pour continuer d'ailleurs sur cet exemple qui aurait pu dire au début de la Veme que cette Constitution fonctionnerait un jour avec une cohabitation Président/Premier ministre, c'est dire si les prospectivistes du non qui y voient la futures sources de nos maux me semblent se tromper.

Aujourd'hui, l'Union fonctionne grâce à plusieurs traités, l'Union a été avant tout économique, la Constitution sur laquelle ont travaillé les 25 permet enfin de donner une véritable dimension politique. C'est pourquoi, je répond oui aux 24 autres membres de l'Europe ayant envie d'aller plus loin avec eux dans un cadre plus global et efficace que le cadre actuel.
Cette Constitution n'est qu'un cadre, un vaste projet, une ambition tout restera à faire une fois qu'elle aura été adoptée. Dans ce cadre différentes politiques peuvent être menées mais c'est bien parce qu'il s'agit d'un socle et d'une ambition que tant de partis de droite comme de gauche, de syndicats ou d'organisations patronales de tous les pays d'Europe peuvent se retrouver derrière un même oui.

Ce texte est imparfait bien entendu, mais ce qu'il faut retenir c'est qu'il s'agit d'un progrés considérable et que ce qui compte c'est d'exprimer au travers de ce texte un projet et une volonté d'avancer ensemble. Comme espérer un seul instant en disant non, aboutir à une renégociation du texte à 25, pour y mettre quoi ? pour contenter qui ? combien d'années serait à nouveau nécessaires pour contenter tous les nons français et surtout tous les points de vues européens. Or ne pas avancer c'est reculer puisque les autres grandes puissances ne nous attendrons évidemment pas.

L'agitation des peurs, les critiques sur tel ou tel article de ce trop long traité sont d'une facilité déconcertante. Comme tout texte les lectures sont multiples et l'essentiel et de voir l'esprit et non pas la lettre prise isolément. Voulons-nous oui ou non nous doter d'une nouvelle organisation adaptée aux nouveaux défis de l'Union, voici comment je comprends la question à laquelle je dois répondre le 29 mai.
Pourquoi nous priver des outils d'une plus grande efficacité. Les délocalisations s'arrêteront-elles, le chômage baissera-t-il, la croissance reviendra-t-elle de façon impressionnante si on vote non ? Evidemment que non, mais plus important encore la réponse est la même si on vote oui. En effet, voter oui c'est doter l'Europe d'outils adaptés à ses ambitions mais ensuite tout reste à faire, tout reste à construire, tout cela n'est qu'un début, avec cette Constitution nous avons un outil bien meilleur qu'auparavant, nous pourrions passer encore plusieurs années à concevoir encore un outil meilleur mais l'important est surtout de pouvoir se mettre désormais au travail avec l'outil trés satisfaisant qu'on nous propose non pas demain mais aujourd'hui.

Les commentaires sont fermés.