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26/05/2005

Le 29 mai, votez OUI

Si comme moi vous souhaitez que lundi, l'Europe ait avancée vers plus d'efficacité dans ses processus de décision pour faire contrepoids aux autres grands ensembles mondiaux, que l'Europe devienne plus politique c'est à dire recouvre des enjeux plus larges que les enjeux économiques sur lesquels elle s'est pour l'instant construite, votez OUI.

Certains partisans du non parlent d'un plan B. Ce plan B existe bien, il correspond à la façon dont les dirigeants français devront assumer le nouveau rôle de la France, pays qui a dit non à un texte négocié laborieusement à 25, c'est à dire évidemment pas le pays qui jouera un rôle majeur pour avancer les discussions inévitables pour continuer de faire avancer les choses. Le plan B c'est gérer la crise et les problèmes déclenchés par les partisans du non.
Si les partisans du non ont autant évoqué le plan B, c'est parce qu'aucun d'entres eux n'aura à gérer les conséquences du vote. Ni Fabius, ni le PC, la LCR, le MPF ou le FN n'ont de responsabilités visibles. Ils contribuent donc à rendre l'Europe moins efficaces et pourront ainsi mieux la critiquer encore la prochaine fois. Le plan B c'est les difficultés dans lesquelles laissent les partisons du non ceux qui devront gouverner la France ces prochaines années que ce soit l'UMP au gouvernement ou le PS dans les régions.

Les délocalisations ont été longuement abordées pendant les discussions sur le référendum. La situation est la suivante: la compétition a toujours existée et effectivement aujourd'hui elle est difficile. Nos principaux concurrents ne sont pas vraiment les nouveaux pays de l'Est mais plutôt les pays asiatiques ou d'Amérique du Sud. Evidemment les ex pays de l'Est nous concurrencent mais ils sont aussi un débouché, donc globalement leur entrée dans l'Union les rapprochent de nous. Une Europe plus efficace avec des objectifs autres que seulement économiques, voici la meilleure réponse qui peut être apportée pour renforcer l'Europe dans la compétition face aux autres grands blocs. En votant non, on affaiblie la France dans l'Europe, on complique le fonctionnement européen et donc on s'affaiblit dans le monde. Surtout en votant non, on apporte aucune réponse aux délocalisations, je serai tenté de dire au contraire, même si les sujets sont éloignés.
Le problème n'est en fin de compte pas vraiment qu'il y ait des délocalisations car il y en aura toujours, le problème est d'avoir la capacité de créer bien plus d'emplois que nous n'en perdons. Créer 500.000 emplois dans les services comme le propose Borloo en facilitant notamment certaines démarches, voici la vrai réponse. On peut freiner les délocalisation mais on ne pourra pas toutes les empêcher ce serait être aveugle sur la réalité. Créer des emplois de services est un bon exemple car ils répondent à un vrai besoin et en plus sont indélocalisables. Mais tout cela n'a pas grand chose à voir avec la Constitution, malgrés les peurs qu'agitent, malheureusement avec succés les partisans du non.

Un petit dernier pour ceux qui votent non parce qu'il sont contre l'entrée de la Turquie. Pensez-vous vraiment que désorganiser une institution et la rendre inefficace soit la meilleure façon d'atteindre votre objectif, pensez-vous que ce privé de la présence d'une charte des droits fondamentaux au coeur du texte régissant l'Europe s'est fermé la porte à la Turquie. Quand vous ne voulez pas faire rentrer quelqu'un chez vous, en effet vous pouvez mettre le feu à la maison et il ne rentrera pas, mais y mettre de l'ordre c'est un autre sujet qui n'a rien a voir avec cette entrée ou non.

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