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31/05/2005

Les principaux médias désavoués

Je viens de lire que des critiques étaient faites à l'encontre de grand medias pour le traitement de l'information pendant le référendum, voir cet article du Nouvel Obs: Les principaux médias désavoués. Je tiens pour ma part à les féliciter. Evidemment j'étais pour le oui, ce qui ne me rends pas objectif puisqu'on les accuse justement d'avoir été pour le oui. Je trouve tout de même qu'il est justement courageux de la part de nombreux medias de ne pas avoir céder à la facilité, d'avoir maintenant leur ligne en fonction de leurs opinions sans aller ou aurait pu les guides les sondages. La presse ainsi ne court pas à la séduction de ses lecteurs comme peuvent parfois le faire certaines chaines de télévision apres l'audimat.
Les lecteurs sont adultes je crois, ils savent distinguer les opinions de l'information, même si dans cette campagne c'était selon moi la principale difficulté, toute information étant considérée comme partisane. Il n'y a donc pour moi aucun désavoeu des medias. Ces derniers ont voulu influencer leurs lecteurs, j'estime qu'ils en ont le droit, leurs lecteurs n'étant ni forcés de les lire ou de les croire, c'est vraiment tout à l'honneur des medias qui n'avaient en plus rien à gagner à promouvoir le oui à l'encontre des sondages si ce n'est la belle cause qu'est la défense de ses opinions. Si il y a désaveu il est sans doute ailleurs, car il me semble à la lecture des résultats détaillées que les lecteurs des medias cités ont sans doute plutôt votés en faveur du oui.

26/05/2005

Le 29 mai, votez OUI

Si comme moi vous souhaitez que lundi, l'Europe ait avancée vers plus d'efficacité dans ses processus de décision pour faire contrepoids aux autres grands ensembles mondiaux, que l'Europe devienne plus politique c'est à dire recouvre des enjeux plus larges que les enjeux économiques sur lesquels elle s'est pour l'instant construite, votez OUI.

Certains partisans du non parlent d'un plan B. Ce plan B existe bien, il correspond à la façon dont les dirigeants français devront assumer le nouveau rôle de la France, pays qui a dit non à un texte négocié laborieusement à 25, c'est à dire évidemment pas le pays qui jouera un rôle majeur pour avancer les discussions inévitables pour continuer de faire avancer les choses. Le plan B c'est gérer la crise et les problèmes déclenchés par les partisans du non.
Si les partisans du non ont autant évoqué le plan B, c'est parce qu'aucun d'entres eux n'aura à gérer les conséquences du vote. Ni Fabius, ni le PC, la LCR, le MPF ou le FN n'ont de responsabilités visibles. Ils contribuent donc à rendre l'Europe moins efficaces et pourront ainsi mieux la critiquer encore la prochaine fois. Le plan B c'est les difficultés dans lesquelles laissent les partisons du non ceux qui devront gouverner la France ces prochaines années que ce soit l'UMP au gouvernement ou le PS dans les régions.

Les délocalisations ont été longuement abordées pendant les discussions sur le référendum. La situation est la suivante: la compétition a toujours existée et effectivement aujourd'hui elle est difficile. Nos principaux concurrents ne sont pas vraiment les nouveaux pays de l'Est mais plutôt les pays asiatiques ou d'Amérique du Sud. Evidemment les ex pays de l'Est nous concurrencent mais ils sont aussi un débouché, donc globalement leur entrée dans l'Union les rapprochent de nous. Une Europe plus efficace avec des objectifs autres que seulement économiques, voici la meilleure réponse qui peut être apportée pour renforcer l'Europe dans la compétition face aux autres grands blocs. En votant non, on affaiblie la France dans l'Europe, on complique le fonctionnement européen et donc on s'affaiblit dans le monde. Surtout en votant non, on apporte aucune réponse aux délocalisations, je serai tenté de dire au contraire, même si les sujets sont éloignés.
Le problème n'est en fin de compte pas vraiment qu'il y ait des délocalisations car il y en aura toujours, le problème est d'avoir la capacité de créer bien plus d'emplois que nous n'en perdons. Créer 500.000 emplois dans les services comme le propose Borloo en facilitant notamment certaines démarches, voici la vrai réponse. On peut freiner les délocalisation mais on ne pourra pas toutes les empêcher ce serait être aveugle sur la réalité. Créer des emplois de services est un bon exemple car ils répondent à un vrai besoin et en plus sont indélocalisables. Mais tout cela n'a pas grand chose à voir avec la Constitution, malgrés les peurs qu'agitent, malheureusement avec succés les partisans du non.

Un petit dernier pour ceux qui votent non parce qu'il sont contre l'entrée de la Turquie. Pensez-vous vraiment que désorganiser une institution et la rendre inefficace soit la meilleure façon d'atteindre votre objectif, pensez-vous que ce privé de la présence d'une charte des droits fondamentaux au coeur du texte régissant l'Europe s'est fermé la porte à la Turquie. Quand vous ne voulez pas faire rentrer quelqu'un chez vous, en effet vous pouvez mettre le feu à la maison et il ne rentrera pas, mais y mettre de l'ordre c'est un autre sujet qui n'a rien a voir avec cette entrée ou non.

16/05/2005

3,7 millions de déclarations d'impots en ligne

Cette année j'ai fait ma déclaration d'impôts en ligne. La réduction de 20 euros a permis de me convaincre. Je dis convaincre car comme je l'a fait de toute façon sur papier pour en conserver une trace c'est pourquoi je n'avais auparavant pas franchi le pas, alors même que je passe mes journées sur internet du fait de mes activités professionnelles.

Je dois dire que l'interface est le système dans son ensemble sont trés bien fait, tout s'est trés bien passé dans mon cas. Je trouve qu'en cas d'interrogation avoir toutes les réponses et les formulaires à portée de clic est trés pratique.
D'après ce que j'ai comme tout le monde entendu dans les medias, certains on eu des soucis, je pense qu'ayant commencer peu avant le dernier délai du 15 mai cela m'a évité tout souci.

L'élement fort dans cette affaire pour le professionnel de l'internet que je suis est que 3,7 millions de déclarations ont été faites en ligne. Je trouve que c'est énorme. Pour une démarche administrative réputée un brin ardue, puisqu'il est traditionnel de la faire en traîner les pieds et en se demandant toujours pour une case ou deux si on a bien mis le chiffre au bonne endroit, ce chiffre est énorme et prouve qu'internet est vraiment passer dans les moeurs.
L'interface internet est enfin à la portée sinon de tous en tout cas quasiment du grand public. Les dernières entreprises ou professionnels qui ne l'auraient pas compris doivent à mon sens voir dans ces 3,7 millions de déclarations remplies en ligne voir un signal fort que le media internet est desormais rentrer dans notre quotidien et qu'ils peuvent l'utiliser pour discuter, echanger, rencontrer leurs clients.
Du côté des politiques, je ne sais pas si Fabius dont la déclaration papier avait été détruite - ce qu'il prouve que les Ministre des Finances qu'il a été ne suivait pas les conseils qu'il donnait aux français de remplir sa déclaration en ligne - a franchi le pas cette année, mais si les contribuables/électeurs remplissent leurs feuilles en ligne, je pense qu'ils doivent avoir le matériel et les compétences nécessaires pour accéder à vos blogs !

10/05/2005

Pourquoi je vote oui à la Constitution Européenne

Les raisons sont nombreuses évidemment. Etre 25 n'est pas comme être 12, les institutions doivent s'adapter à un tel changement. Le principe d'une Constitution est de régir les grandes lignes du fonctionnement d'une organisation et ses grands principes. A titre d'exemple, la Constitution de la Veme République a permis aussi bien à des politiques de gauche comme de droite de s'appliquer les débats sur la nature libérale ou sociale de la Constitution Européenne me semblent donc en partie déplacés. La comparaison avec la Constitution de la Veme a évidemment ses limites, celle de l'Europe va plus loin, je regrette d'ailleurs que le texte soit aussi long, surtout lorsque l'on voit justement la concision, clarté et précision de celle de la Veme. Toujours pour continuer d'ailleurs sur cet exemple qui aurait pu dire au début de la Veme que cette Constitution fonctionnerait un jour avec une cohabitation Président/Premier ministre, c'est dire si les prospectivistes du non qui y voient la futures sources de nos maux me semblent se tromper.

Aujourd'hui, l'Union fonctionne grâce à plusieurs traités, l'Union a été avant tout économique, la Constitution sur laquelle ont travaillé les 25 permet enfin de donner une véritable dimension politique. C'est pourquoi, je répond oui aux 24 autres membres de l'Europe ayant envie d'aller plus loin avec eux dans un cadre plus global et efficace que le cadre actuel.
Cette Constitution n'est qu'un cadre, un vaste projet, une ambition tout restera à faire une fois qu'elle aura été adoptée. Dans ce cadre différentes politiques peuvent être menées mais c'est bien parce qu'il s'agit d'un socle et d'une ambition que tant de partis de droite comme de gauche, de syndicats ou d'organisations patronales de tous les pays d'Europe peuvent se retrouver derrière un même oui.

Ce texte est imparfait bien entendu, mais ce qu'il faut retenir c'est qu'il s'agit d'un progrés considérable et que ce qui compte c'est d'exprimer au travers de ce texte un projet et une volonté d'avancer ensemble. Comme espérer un seul instant en disant non, aboutir à une renégociation du texte à 25, pour y mettre quoi ? pour contenter qui ? combien d'années serait à nouveau nécessaires pour contenter tous les nons français et surtout tous les points de vues européens. Or ne pas avancer c'est reculer puisque les autres grandes puissances ne nous attendrons évidemment pas.

L'agitation des peurs, les critiques sur tel ou tel article de ce trop long traité sont d'une facilité déconcertante. Comme tout texte les lectures sont multiples et l'essentiel et de voir l'esprit et non pas la lettre prise isolément. Voulons-nous oui ou non nous doter d'une nouvelle organisation adaptée aux nouveaux défis de l'Union, voici comment je comprends la question à laquelle je dois répondre le 29 mai.
Pourquoi nous priver des outils d'une plus grande efficacité. Les délocalisations s'arrêteront-elles, le chômage baissera-t-il, la croissance reviendra-t-elle de façon impressionnante si on vote non ? Evidemment que non, mais plus important encore la réponse est la même si on vote oui. En effet, voter oui c'est doter l'Europe d'outils adaptés à ses ambitions mais ensuite tout reste à faire, tout reste à construire, tout cela n'est qu'un début, avec cette Constitution nous avons un outil bien meilleur qu'auparavant, nous pourrions passer encore plusieurs années à concevoir encore un outil meilleur mais l'important est surtout de pouvoir se mettre désormais au travail avec l'outil trés satisfaisant qu'on nous propose non pas demain mais aujourd'hui.