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01/06/2005

Benoit XVI, le livre, le blog

Un livre vient de paraître sur Benoit XVI en français et bonne surprise un blog est associé au livre, ça se passe ici livre sur Benoit XVI

11:33 Publié dans On aime | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Je suis très sensible à votre intérêt pour ce livre commencé depuis 1998

bien cordialement à vous

Écrit par : ERic Lebec | 02/06/2005

SACERDOCE ET DÉMOCRATIE DANS L’ÉGLISE

Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on discute du mariage des prêtres, de l’ordination des femmes et d’une plus grande démocratisation dans l’exercice du pouvoir dans l’Église. Toutefois, ces sujets, plus ou moins suspects il n’y a pas encore si longtemps, sont maintenant abordés et débattus au grand jour. De plus en plus de croyants et croyantes prennent la parole et se reconnaissent le droit de participer au développement de la mission de l’Église dans le monde. Le sacerdoce royal dont ils sont investis en fait des témoins actifs de la foi et leur confère des responsabilités dans l’organisation de l’Église terrestre. Ils ont cette conscience que l’Esprit Saint n’est pas réservé à une élite, mais est présent et agissant en chaque croyant.

VATICAN II ET L’ÉGLISE

L’Esprit habite dans l’Eglise et dans les coeurs des fidèles comme en un temple (cf. I Cor. 3, 16; 6, 19); en eux il prie et rend témoignage de leur adoption filiale (cf. Gal. 4, 6; Rom. 8, 15-16 et 26). Cette Eglise qu’il amène à la vérité tout entière (cf. Jn 16, 13), qu’il réunit dans la communion et le ministère, il l’édifie encore et la dirige par des dons variés, tant hiérarchiques que charismatiques, et par ses oeuvres il l’embellit (cf. Eph. 4, 11-12; I Cor. 12, 4; Gal. 5, 22). Il la rajeunit par la force de l’Evangile, il la rénove perpétuellement et la conduit enfin à l’union parfaite avec son Epoux (3). Car l’Esprit et l’Epouse disent au Seigneur Jésus « Viens! » (cf. Apoc. 22, 17). Ainsi l’Eglise universelle apparaît-elle comme « un peuple rassemblé dans l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit Saint » (4). Vatican II (Lumen gentium 1,4)

De ce corps le Christ est le chef. Il est lui-même l’image du Dieu invisible, et en lui tout a été créé. Lui-même est avant toute chose et toutes choses subsistent en lui. Il est le chef du corps qu’est l’Eglise. Il est le principe, le premier-né d’entre les morts, afin d’avoir en tout la prééminence (cf. Col. 1, 15418). Par la grandeur de sa puissance il règne sur les choses du ciel et de la terre; grâce à sa perfection et à son action qui surpassent tout, il comble des richesses de sa gloire son corps tout entier. » (7) (cf. Eph. 1, 18-23).(Lumen Gentium, introduction ,1,7)

Ainsi, tous les croyants, du pape jusqu’au dernier des fidèles, sont appelés à être à l’écoute de l’Esprit Saint qui se révèle et se manifeste par la diversité des dons. Cette écoute doit favoriser le discernement qui sera d’autant plus fondé qu’il se réalisera en communion avec la foi de la communauté. Paul, dans sa première lettre aux Corinthiens (ch. 14, v.29-32), parlant de ceux et celles qui ont le don de prophétie, les invite à « prendre la parole et que les autres jugent. » et un peu plus loin dans le même texte, il ajoute que « le prophète est maître de l’esprit prophétique qui l’anime. » En d’autres termes, il n’a pas à demander la permission pour dire ce que, en son âme et conscience, il croit devoir dire. Il appartiendra toutefois à la communauté de juger et d’apprécier. C’est, me semble-t-il, dans cet esprit que les échanges sur le sacerdoce et la démocratie dans l’Église doivent se faire.

UNE PROBLÉMATIQUE À REPENSER

La question de l’ouverture du sacerdoce ministériel aux femmes et aux hommes mariés ou encore sa restriction à certaines tâches spécifiques ne peut se discuter qu’en revoyant l’ensemble des fonctions et des services que commandent la mission de l’Église et son organisation sociale, politique et économique. Il ne faudrait pas que ces discussions se fassent uniquement aux seules fins de répondre à la diminution du clergé et à son vieillissement. Je pense qu’il faut revoir l’ensemble des services nécessaires au bon fonctionnement de la communauté chrétienne et à l’Institution ecclésiale comme telle.

Il y a la réactualisation de la vie sacramentelle et la manière d’en assurer les services. Il y a la réorganisation de l’institution comme gouvernement central et diocésain et la manière d’en assurer les diverses fonctions. Il y a la révision de la vie de foi et la manière d’en assurer le témoignage au service de la communauté humaine dans ses valeurs de justice, de vérité et de paix.

1.LA RÉACTUALISATION DE LA VIE SACRAMENTELLE

Il est certain qu’il y a un effort à faire pour rapprocher du quotidien de la vie la symbolique de la vie sacramentelle. Chacun des sacrements peut être repris et repensé en cette optique.
Par exemple, le baptême, est célébré normalement par une fête familiale qui réunit les plus proches de la famille. Déjà, tout baptisé, de par son sacerdoce royal, est apte à transmettre le sacrement de baptême dans des conditions, pour le moment, exceptionnelles. Un nouvel encadrement de ce sacrement permettrait aux familles ou aux communautés locales de procéder elles-mêmes à son application.

Nous savons que pour le sacrement de mariage, les ministres habilités à son actualisation sont les conjoints eux-mêmes. Encore là, avec un nouvel encadrement, ce sacrement pourrait se vivre autrement qu’il ne l’est actuellement sans qu’il y ait nécessité de la présence du prêtre. Tout baptisé, homme ou femme, pourrait présider une telle célébration.

Une telle révision devrait se faire pour tous les actes du culte, permettant ainsi de discerner tous ceux dont la responsabilité pourrait être remis à l’exercice du sacerdoce royal dont les baptisés sont investis. Cet exercice nous conduira inévitablement à un début de réponse au problème des vocations.

2.LA RÉORGANISATION DE L’INSTITUTION

Le Vatican est un État et les Diocèses une organisation bien structurée. Il y a sûrement matière à révision des rôles et fonctions que jouent le Vatican comme gouvernement et les diocèses comme organisations religieuses dans le monde et les sociétés civiles. Un débat qui déborde de beaucoup l’objet de la présente réflexion et qui devra être repris à un moment ou l’autre.

Mon propos est plutôt de faire ressortir que la grande majorité des fonctions, qui sont celles de tout gouvernement, ne comportent pas, de par leur nature, qu’elles soient assumées par des personnes investies du sacerdoce ministériel. En dehors de la personne du pape et celle des Évêques dont le rôle principal est celui de Pasteur de l’Église, je ne vois pas de fonctions qui ne puissent être assumées par des baptisés, hommes ou femmes. Les compétences recherchées sont d’un autre ordre : docteur en théologie, diplomate, spécialiste en droit canon, administrateur, banquier etc. Toute personne, disposant des compétences pertinentes, devrait normalement être éligible à ces fonctions. Pour le moment ce sont des évêques et des cardinaux, tous prêtres, qui dirigent ces divers services. Rien ne devrait s’opposer au fait que des hommes et des femmes occupent des fonctions de représentation diplomatique ou dirigent des Secrétaries d’État.

Dans les premières communautés chrétiennes, le Diaconat répondait d’abord et avant tout aux responsabilités de l’organisation matérielle des communautés. C’est lui qui gérait sous la responsabilité immédiate de l’Évêque le volet organisationnel et matériel des communautés. Aujourd’hui, le diacre est plutôt celui qui remplace le prêtre dans certaines fonctions de culte… Il est le produit de la diminution du nombre de prêtres.
Il est certain que l’ouverture des fonctions administratives aux hommes et aux femmes donnerait du Vatican et des Diocèses une image toute autre. Cette approche permettrait également de libérer tous ces prêtres, actuellement absorbés dans ces tâches matérielles et politiques. Ces derniers pourraient s’adonner entièrement aux tâches de leur mission sacerdotale.

3.UNE RÉVISION DE LA VIE DE FOI

La crise que bien des croyants et croyantes vivent aujourd’hui vient du fait que le siècle que nous vivons nous oblige à passer d’une foi individualiste à une foi ouverte sur le monde. Ce vécu qu’est le nôtre ne nous permet plus de vivre l’âme tranquille dans la coquille d’une pratique religieuse sans lien avec ce qui se passe dans le monde. Notre lecture des Évangiles devient une nouvelle révélation et notre rencontre de Jésus de Nazareth se fait en symbiose avec celle des laissés pour compte et des déshérités de la terre.
Cette foi qui se ressource et se renouvelle à la fois dans la prière et la solidarité devient de plus en plus un ferment d’une Église libérée et engagée au service des humbles de la terre. De nouvelles formes de solidarités apparaissent et un nouvel œcuménisme réunit toutes les personnes de bonne volonté dans la lutte pour l’avènement d’un homme nouveau, d’une humanité sainte.

CONCLUSION

Le Christ ressuscité et l’Esprit Saint sont à l’œuvre dans l’Église et dans le monde. En tant que croyants nous sommes témoins de cette présence agissante. Celui qui peut de ces pierres faire des fils à Abraham ou des morceaux de pains pour les affamés, peut également faire de chacun de nous, hommes ou femmes, des témoins du Royaume du Père. Beaucoup de questions sur le sacerdoce des femmes, le mariage des prêtres et la démocratisation de l’Église ne se poseraient plus ou se poseraient tout autrement advenant ce renouveau dans l’approche de la pratique religieuse et de la gestion de l’Organisation de l’Église.

Oscar Fortin 740, Ave Désy, Québec (Qué) G1S 2X5
tél. 418-527-2168
site internet : http://humanisme.blogspot.com

Écrit par : Oscar Fortin | 12/06/2005

BENOÎT XVI : SUCCESSEUR DE PIERRE

Benoît XVI succède d’abord et avant tout non pas à Jean-Paul II mais à Pierre, celui à qui Jésus a confié le mandat d’être le bon pasteur de son Église. Mais ce Pierre qui est-il vraiment ?

Il est évidemment celui qui, le premier, a su reconnaître en Jésus le Fils de Dieu. (Mt.16, v.16) « Heureux es-tu Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est au Cieux. » (Mt. 16, v. 17) Cette profession de foi, relevant totalement du Père, lui vaut cette consécration qui en fera la pierre d’angle sur laquelle Jésus bâtira son Église et contre laquelle la Puissance de la mort n’aura pas de force. (Mt. 16, v 18-19)

Il est également celui qui s’est mis au service de Satan en voulant empêcher Jésus d’aller à Jérusalem pour y souffrir de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes. Cette attitude, en soi louable, lui a toutefois valu les réprimandes acerbes de la part de Jésus. Cette scène, très peu commentée, mérite, me semble-t-il, d’être rappelée en son entier. Elle rappelle que rien n’est acquis de façon définitive.

« À partir de ce moment, Jésus Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être mis à mort et, le troisième jour , ressusciter. Pierre le tirant à part, se mit à le réprimander, en disant : « Dieu t’en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t’arrivera pas. » Mais lui se retournant, dit à Pierre : « Retire-toi ! Derrière moi Satan ! Tu es pour moi occasion de chute, car tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » (Mt. 16, 21-23)

De toute évidence, personne n’échappe aux tentations de ce monde et à l’action de Satan, même pas Pierre qui vient pourtant d’être consacré pierre d’angle de l’Église.

Il est aussi celui qui a trahi Jésus après lui avoir juré que « même si tous tombent à cause de toi, moi je ne tomberai jamais…même s’il faut que je meure avec toi, non, je ne te renierai pas. » (Mt. 26, vv33-35) Pourtant, le coq n’avait pas chanté encore trois fois que déjà il avait trahi son maître à trois reprises.

Il est enfin celui dont la parole seule n’est plus suffisante pour convaincre Jésus de son amour. Il doit s’en remettre entièrement à ce dernier : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » (Jean, 21, v.17)

Ces mises en scène des diverses attitudes de Pierre rappellent que le mandat de ce dernier et de ceux qui lui succèderont repose avant tout sur l’accueil de la Volonté du Père, sur l’affranchissement des pouvoirs de ce monde et enfin sur l’humilité et l’indulgence. À l’exemple de Pierre, tous doivent se rappeler qu’ils ne succèdent pas à Jésus, toujours présent et Tête vivante de son Église. Il est toujours là avec son Esprit pour veiller au grain et à sa croissance. Il sait l’amour que chacun lui porte.

Oscar Fortin
740, Ave Désy
Québec (Qué) tél. 418-527-2168 http://humanisme.over-blog.com

Écrit par : Oscar Fortin | 12/06/2005

LA PAPAUTÉ ET LES ALLIANCES

L’article de Marc Nadeau, UN ALLIÉ DE TAILLE POUR BENOÎT XVI, publié dans le journal le Soleil, en date du 5 mai, n’est pas sans soulever de sérieuses questions sur les alliances du Vatican avec les Administrations américaines. Ces questions s’imposent d’autant plus qu’elles concernent deux grands Empires qui s’imposent au monde contemporain. Il y a l’Église catholique qui se présente comme l’héritière et porte parole des valeurs chrétiennes issues des Évangiles et de son fondateur, Jésus de Nazareth; il y a la Maison Blanche qui se présente comme le phare de la civilisation et la gardienne des libertés. Mais qu’en est-il exactement de l’un et de l’autre?

L’ÉGLISE

Il ne fait pas de doute que l’Église porte un patrimoine religieux exceptionnel dont témoignent non seulement le Nouveau Testament, les écrits des Pères de l’Église et des Conciles mais aussi et surtout les chrétiens et les martyrs qui ont donné leur vie, à l’exemple du Christ, pour témoigner des béatitudes évangéliques. Ces témoins d’un Royaume de Vérité, de Justice, de Compassion et d’Amour ont assumé une liberté bien enracinée dans la foi et affranchie des ambitions et des pouvoirs terrestres.

Cette même Église porte également un patrimoine non moins exceptionnel d’alliances avec les pouvoirs de ce monde qu’historiens et théologiens peuvent retracer au long des siècles. Selon les intérêts en cause, ces alliances sont pour certains justifiées et pour d’autres condamnables. Dans tous les cas, elles créeront inévitablement une dépendance de l’Église qui sapera à sa base la liberté absolue qui vient de la foi et dont elle a bessoin pour agir en fonction de la Volonté du Père. Ce n’est donc pas par pur hasard si les Évangélistes Mathieu et Luc placent les trois tentations de Jésus au désert au tout début de sa mission. Une de ces trois tentations porte plus spécifiquement sur ces « alliances ».

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire;
et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores
Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.
Alors le diable le laissa. Et voici, des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient. (Mathieu, 4, 8-13)

La catholicité de l’Église, si elle doit s’étendre à tous les territoires de la terre, comme le suggère « Satan », elle doit également et surtout s’étendre à toutes les valeurs d’existence dont celle du Dieu unique sur qui elle repose. L’Eglise ne peut servir deux maîtres.

LA MAISON BLANCHE

La Maison Blanche, symbole des diverses administrations étasuniennes, est l’autre partenaire dans cette alliance. Elle est évidemment le rappel des luttes qui ont conduit à la reconnaissance des libertés individuelles et à la disparition de la discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion et le sexe. Sous l’actuelle administration Bush elle prend même le langage de la morale et de la foi chrétienne.

À cette image du défenseur des grandes valeurs de liberté et de foi chrétienne s’ajoute celle de l’Empire qui couvre, par ses multiples interventions, l’action de ses multinationales dans tous les pays et de façon particulière dans ceux du Tiers monde. Il le fait sans égard aux effets souvent dévastateurs de ces entreprises sur les richesses naturelles, les conditions de vie des travailleurs, l’environnement etc. Cet Empire, présent dans tous les organismes internationaux, bilatéraux et multilatéraux, et fort de sa puissante influence, assujettit les gouvernements et conditionnent les mouvements sociaux de manière à ce qu’ils ne deviennent pas des obstacles à la réalisation de ses intérêts nationaux. Il dispose de moyens de communication supérieurs à tout ce qui peut exister ailleurs. Sa force militaire n’a pas d’égal et ses moyens d’intervention se situent au dessus des lois. Le mensonge, la manipulation, les assassinats, la torture font partie de son arsenal d’intervention. Sa politique et ses actions sont fonctions de SES INTÉRÊTS NATIONAUX et de façon plus particulière de SES INTÉRÊTS ÉCONOMIQUES. Il est le symbole même de l’Empire de l’Argent.

La liberté qu’il défend est sa liberté et plus précisément celle qui lui permet d’agir à sa guise pour assurer et défendre ses intérêts économiques et ceux des entreprises sous sa juridiction politique. La démocratie dont il se fait l’artisan est celle qui lui laisse suffisamment d’espace pour lui permettre de tirer les ficelles du pouvoir. Toute limitation de ces deux manières de voir est perçue comme suspecte et fait aussitôt l’objet de pressions de toute nature. L’attitude de la Maison Blanche à l’égard du Venezuela illustre bien cette situation de la démocratie à ne pas imiter, mais à combattre.

BENOÎT XVI, TÉMOIN D’ÉVANGILE EN AMÉRIQUE LATINE ET DANS LE MONDE

L’Amérique latine se présente comme un terrain tout désigné pour mettre à l’épreuve l’affranchissement de l’Église dans sa capacité d’agir et de parler selon les impératifs de justice et de liberté enseignés par le Christ. Dans cette partie des Amériques où elle compte plus de 50% de ses membres, existe une pauvreté systémique qui affecte plus des deux tiers de la population. De plus en plus de gouvernements et d’organismes sociaux s’élèvent contre cette situation. C’est le cas au Brésil, au Chili, en Argentine, en Uruguay et au Venezuela. Tout en étant des gouvernements démocratiquement élus, leur plus grande résistance vient de la Maison Blanche, soucieuse de ne pas perdre ses droits acquis.

Il ne fait pas de doute que l’Église sera appelée à s’engager et à le faire sans équivoque. Soit qu’elle poursuive son soutien aux politiques étasuniennes en s’opposant aux forces de changement, soit qu’elle dénonce avec force et vigueur le système d’injustice et qu’elle prenne faits et gestes en faveur des pauvres et des laissés pour compte. Elle ne devra pas avoir peur des engagements que lui commande la foi en Jésus de Nazareth. Certains connaîtront le sort qui fut réservé à Mgr Romero comme à beaucoup d’autres en pareilles circonstances. Ce sera une semence qui permettra à l’Église de croître et à un homme nouveau de naître en Jésus ressuscité. Elle redeviendra porteuse d’une bonne nouvelle de salut pour toute personne de bonne volonté.


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Écrit par : Oscar Fortin | 13/06/2005

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